C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brulais d’envie d’être en manches courtes.

C'était il y a quelques mois seulement , une belle soirée où le printemps commençait à prendre ses aises et où le ciel s'était paré de ses plus beaux atouts.

Lui était plongé dans son livre.

Moi je rêvassais devant la fenêtre en écoutant Mozart répandre sa douceur dans la maison.

Nous étions tout simplement bien.

Quand le téléphone se mit à sonner

Lui n'a pas bougé.

Je l'ai regardé et il m'a sourit .

Mozart n'était pas le moins contrarié.

Une odeur d'herbe coupée monta à la fenètre

Le téléphone poursuivait sa mélodie contrariante.

Je n'avais pas envie de l'extérieur.

Juste besoin que la soirée continua comme elle avait commencé.

Alors j'ai fait comme l'homme qui lisait.

Je l'ai ignoré.

Il s'est lassé.

La musique a continué à nous bercer ...

La nuit avait été lumineuse...

Et ce soir

Après une journée fatigante

et toute grise dans le ciel.

Je me dis que quoi qu'il arrive nous allons vers les beaux jours...

Qu'il suffit de patienter et d'espérer juste que le monde tourne un peu plus rond,

quand le printemps re-pointera son nez.

( Si l'espoir me quittait ,même Mozart ne pourrait plus rien pour moi...)

7eme participation au grain de sable .

(PS : Ma tribu chérie j'espère que vous ne vous lassez pas de mes divagations .Moi en tout cas j'adore et promis c'est bientôt terminé ! )